Santé mentale Le Ritalin a provoqué de sérieuses modifications de la chimie du cerveau et une augmentation des comportements à risque

Le Ritalin a provoqué de sérieuses modifications de la chimie du cerveau et une augmentation des comportements à risque

Une étude animale récemment publiée dans le Journal of Neural Transmission a révélé que l’utilisation du Ritalin, un traitement commun pour le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), était associée à une augmentation des comportements à risque, des troubles du sommeil et d’autres effets secondaires désagréables. . Dans le cadre de l’étude, une équipe de chercheurs de l’Université de Buffalo Research Institute sur les toxicomanies a examiné comment le Ritalin a affecté la chimie du cerveau chez les rats qui ont reçu des doses régulières de la drogue. Les modèles animaux ont reçu les doses pendant une période qui serait équivalente à l’adolescence chez les humains, où la croissance et le développement du cerveau sont cruciaux.

“Nous avons vu des changements dans la chimie du cerveau d’une manière connue pour avoir un impact sur la voie de récompense, l’activité locomotrice, et d’autres comportements, ainsi que des effets sur le poids corporel. Ces changements dans la chimie du cerveau étaient associés à des préoccupations sérieuses telles que les comportements à risque, les perturbations du cycle veille / sommeil et la perte de poids problématique, entraînant une augmentation de l’activité et des effets anti-anxiété et antidépresseurs. Le méthylphénidate est également important, car les personnes atteintes de TDAH présentent un plus grand risque d’être diagnostiqué avec un problème de toxicomanie. En outre, cette étude met en évidence les risques potentiels à long terme que les étudiants prennent en utilisant le Ritalin pour une étude rapide », a déclaré le chercheur principal Panayotis (Peter) Thanos dans ScienceDaily.com.

Selon l’étude, les rats femelles étaient plus sensibles à ces effets comportementaux que les rats mâles. Thanos espère que la détermination de l’effet du Ritalin sur les personnes sans TDAH peut fournir une meilleure idée de la façon dont il interagit avec le cerveau et le comportement, ce qui peut aider les chercheurs à évaluer l’impact de la drogue chez les jeunes.

Ritalin stimule les comportements à risque chez les utilisateurs en bonne santé

L’étude récente n’était pas la première fois que le Ritalin était associé à des comportements à risque. En fait, une étude de 2012 publiée dans Neuroscience a montré que le médicament stimulait les comportements impulsifs chez les femmes. Pour mener à bien l’étude, une équipe de chercheurs a recruté 40 femmes adultes en bonne santé. Les participants ont été divisés en deux groupes: l’un recevant du Ritalin et l’autre prenant un placebo. Les participants ont ensuite été invités à jouer à un jeu de jeu qui a été conçu pour les faire perdre. Chaque participant a eu 30 chances d’accepter la défaite ou d’aller faire un «double-ou-rien».

Les chercheurs ont constaté que les femmes qui prenaient un placebo acceptaient volontiers leur perte lorsque les enjeux du jeu augmentaient. En revanche, ceux qui ont pris Ritalin ont continué à présenter des comportements à risque, peu importe les enjeux. Ces résultats suggèrent que le médicament peut en effet inciter à prendre des décisions risquées chez des individus par ailleurs en bonne santé, selon les chercheurs.

En 2015, Santé Canada a émis des avertissements de sécurité contre les médicaments contre le TDAH, comme le Ritalin. Selon l’agence, l’avertissement était dû en partie à des rapports d’événements liés au suicide – tels que des pensées suicidaires, des tentatives de suicide et même un suicide complet – chez des patients prenant des médicaments contre le TDAH. Les experts ont noté que les patients prenant de tels médicaments présentaient déjà un risque accru de pensées et de comportements suicidaires.

Malgré les rapports précédents sur les effets potentiellement nocifs du Ritalin, une étude publiée dans Clinical Child and Family Psychology Review a révélé que 17 pour cent des étudiants abusent du médicament. L’équipe de recherche a déclaré que les étudiants utilisent le médicament sans ordonnance, ou prennent le médicament à des doses plus élevées. Selon les experts, la raison principale de l’abus de drogues était de stimuler la performance scolaire.

Les étudiants ont également été trouvés à utiliser le médicament à des fins récréatives. Les chercheurs ont averti que bien que le médicament soit utilisé moins fréquemment à cette fin, le fait de prendre le médicament avec de l’alcool serait préjudiciable à la santé.